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Éditeurs de Canadian Geographic et géographica


 

Journal des fellows

Hiver 2018/2019




DÎNER ANNUEL DU COLLÈGE DES FELLOWS DE LA SGRC

Photo : Ben Powless/Can Geo

L’ambiance était électrique alors que plus de 500 personnes se sont réunies le 1er novembre au Centre national des arts à Ottawa, nouvellement rénové, pour célébrer ce dont on se souviendra comme d’une année marquante pour la Société géographique royale du Canada.

En 2018, la Société a emménagé dans un nouveau siège dans un bâtiment historique du centre politique et cérémoniel d’Ottawa sur la promenade Sussex, mené à bien la création d’une ressource éducative novatrice avec les organisations des Premières Nations, des Métis et des Inuits, et pris part à la remise en service du RCGS Resolute, premier navire battant pavillon de la Société. Avec toutes ces activités, et bien d’autres en cours, il n’est pas étonnant que la participation au Dîner des fellows de cette année ait été la plus élevée de son histoire.

Les invités de marque comprenaient l’ancien gouverneur général du Canada, David Johnston, et son épouse Sharon; Son Excellence Anne Kari Hansen Ovind, ambassadrice de la Norvège au Canada; l’acteur Jared Harris de Mad Men, The Crown et The Terror; Johnny Issaluk, vedette des Jeux inuits et acteur de The Terror; Philip Hatfield, directeur du Eccles Centre for American Studies de la British Library; l’artiste en arts visuels Chris Cran; et l’alpiniste Charles « Chic » Scott.

La Société a non seulement nommé un nouveau vice-président honoraire (le légendaire explorateur sous-marin Joe MacInnis), ajouté un nouveau prix annuel (la médaille Louie Kamookak, en mémoire de l’historien de l’oralité décédé en mars) et accueilli un nouvel explorateur en résidence (l’ultramarathonien et aventurier Ray Zahab), mais l’ajout de 85 Fellows porte leur nombre à plus de mille pour la première fois dans l’histoire de la Société.

En sens horaire, à partir du bas à gauche : l’ancien gouverneur général David Johnston et Sharon Johnston; les acteurs Johnny Issaluk et Jared Harris du téléfilm The Terror, en compagnie de John Geiger, chef de la direction de la SGRC; une table complète, avec la récipiendaire de la médaille Bernier, Laureen Harper (troisième à partir de la gauche); le joueur de tambour algonquin Awema Tendesi, qui a ouvert la soirée; Andrew Prossin parle du nouveau navire la SGRC Resolute de One Ocean Expeditions; le légendaire explorateur des océans et nouveau vice-président honoraire de la SGRC, Joe MacInnis, en compagnie du président de la SGRC, Gavin Fitch; Valerie Pringle du Sentier Transcanadien; Josephine Kamookak reçoit la médaille frappée en l’honneur de son défunt époux, l’historien de l’oralité Louie Kamookak. (Photos : Ben Powless et Lindsay Ralph/Can Geo)

LES MÉDAILLÉS 2018 DE LA SGRC

Photo : Ben Powless/Can Geo

Les médailles de la Société ont été présentées cette année à un groupe hautement diversifié de récipiendaires, comprenant des acteurs, des artistes, des scientifiques, des enseignants et des philanthropes. Dix-sept médailles ont été présentées lors d’une cérémonie en début de soirée, les médailles remises au Sentier Transcanadien, aux leaders autochtones nationaux et à l’acteur Jared Harris, du téléfilm The Terror, produit par AMC, ont été présentées durant la soirée. Voici la liste complète des récipiendaires pour 2018 :

Médaille d’or
Perry Bellegarde
Clément Chartier
Roberta Jamieson
Ry Moran
Natan Obed
Au nom du Grand Sentier :
Deborah Apps
Dr Pierre Camu
Valerie Pringle
Hartley Richardson

Médaille Louie Kamookak
Gregory Copley
Jared Harris
Josephine Kamookak
Son Excellencey Anne Kari Hansen Ovind, ambassadrice de Norvège
Michael Palin
Kim Wallace

Médaille Lawrence J. Burpee
Chris Cran
André Préfontaine
Peter Suedfeld

Médaille Capitaine Joseph-Elzéar Bernier
Laureen Harper
Béatrice Martin (Coeur de Pirate)

Médaille Charles Camsell
Élisabeth Nadeau

Médaille de l’exploration Sir Christopher Ondaatje
Charles « Chic » Scott

Médaille Martin Bergmann pour l’excellence en leadership et sciences dans l’Arctique
James Drummond

Prix d’excellence en géographie
Rob Langston

Prix de l’innovation en enseignement de la géographie
Breanna Heels

Insigne en sautoir de Fellow
Johnny Issaluk
Gerda Hnatyshyn

Pour lire un article sur le récipiendaire de la médaille Kamookak, Jared Harris, salué par la critique pour son travail dans le rôle du capitaine Francis Crozier dans le téléfilm d’AMC sur l’expédition Franklin, The Terror, cliquez ici.

LA SGRC ACCUEILLE 85 NOUVEAUX FELLOWS

Quelques-uns de 85 nouveaux fellows de la SGRC. (Photo : Ben Powless/Can Geo)

L’ajout de 85 fellows en 2018 porte leur nombre à plus de mille pour la première fois dans l’histoire de la Société. Parmi les éminentes personnalités qui joignent les rangs des fellows de la Société cette année, notons l’ancien vice-premier ministre du Canada John Manley, l’acteur du téléfilm The Terror et multimédaillé des Jeux inuits Johnny Issaluk, l’explorateur et auteur Jeff Fuchs, la documentariste Brandy Yanchyk, l’artiste David McEown, le photographe de la faune Todd Mintz et la curatrice et historienne polaire Claire Warrior.

DISCUSSION ENTRE LEADERS AUTOCHTONES

De gauche à droite : Ry Moran, directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation; Roberta Jamieson, présidente et chef de la direction d’Indspire; Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis; Nathan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami; et Perry Bellegrade, grand chef national de l’Assemblée des Premières Nations, avec l’animateur David Gray. (Photo : Ben Powless/Can Geo)

L’Atlas des peuples autochtones du Canada, une ressource éducative sans précédent qui se penche sur l’histoire et le point de vue des Premières Nations, des Métis et des Inuits, a été complété par la SGRC cette année. Les leaders des organisations autochtones partenaires qui en ont dirigé le développement — Ry Moran, directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation; Roberta Jamieson, présidente et chef de la direction d’Indspire; Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis; Nathan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami; et Perry Bellegrade, grand chef national de l’Assemblée des Premières Nations — ont reçu la médaille d’or de la SGRC à l’occasion du Dîner annuel du Collège des fellows de la Société et participé à une discussion animée par David Gray, animateur de l’émission The Calgary Eyeopener à la radio de la CBC.

Chacun des leaders a parlé de l’importance de raconter l’histoire du Canada du point de vue des Autochtones. « Je détestais la géographie lorsque j’allais à l’école », a raconté madame Jamieson. « Comme c’était le cas de plusieurs des cours que je suivais, nous [les Premières Nations] en étions absents. Ce projet était une occasion de dire aux Canadiens, mais aussi aux membres de notre peuple, que notre lien avec cette terre est sacré et important. »

M. Moran ajoute que « Ce projet représente une occasion tellement puissante… d’être simplement honnête face à nous-mêmes en tant que pays. C’est le difficile travail de réconciliation auquel nous faisons face ».

Vous pouvez commander les quatre volumes de l’Atlas des peuples autochtones du Canada ici.

LA GOUVERNEURE GÉNÉRALE JULIE PAYETTE ACCORDE SON PATRONAGE À LA SGRC

Son Excellence la Très Honorable Julie Payette, gouverneure générale du Canada et commandante en chef des Forces armées canadiennes. (Photo : Sgt. Johanie Maheu/Rideau Hall)

La Société géographique royale du Canada a le grand plaisir d’annoncer que Son Excellence la Très Honorable Julie Payette, gouverneure générale du Canada, a accepté d’accorder son patronage à la Société. Le patronage vice-royal est une tradition de longue date à la SGCR, qui a pris naissance avec le vicomte Willingdon en 1929, année de fondation de la SGRC. À titre d’ancienne astronaute en chef de l’Agence spatiale canadienne (avec deux missions dans l’espace), ingénieure, vulgarisatrice scientifique et administratrice de sociétés, Madame Payette est éminemment adaptée au rôle de présidente d’honneur du Centre pour la géographie et l’exploration du Canada.


LA SGRC A BESOIN DE VOTRE APPUI EN 2019

Des étudiants de partout au Canada célèbrent devant le 50, promenade Sussex après avoir complété le segment des travaux sur le terrain du Grand défi canadien en géographie, l’un des plus anciens programmes éducatifs de la SGRC. (Photo : Tanya Kirnishni/Can Geo)

Grâce à nos donateurs, 2018 a été une excellente année pour la SGRC.

En plus des nombreux succès célébrés à l’occasion du Dîner annuel du Collège des fellows (voir ci-dessus), La Société a porté à 22 000 le nombre d’enseignants membres de Canadian Geographic Éducation, les appuyant par des concours étudiants nationaux bilingues, en faisant circuler plus de 40 cartes-tapis géantes gratuitement dans les écoles canadiennes et en tenant un institut des enseignants en géographie. Nous avons financé dix projets de recherche par des étudiants de deuxième cycle, aidant les nouveaux chercheurs à alimenter leur passion pour la géographie. Nous avons financé 13 expéditions canadiennes, dont l’une a permis de découvrir le site de naufrage d’un navire baleinier le plus septentrional au monde, le Nova Zembla (voir le récit plus bas). Nous présentons également deux expositions exceptionnelles à notre siège du 50, promenade Sussex, dont une nouvelle collection de peintures de l’artiste canadien renommé et fellow de la SGRC Chris Cran.

En 2019, la SGRC célébrera son 90e anniversaire. Tout en ayant hâte d’honorer cette étape importante, nous reconnaissons que le travail ne fait que commencer. Il est plus important que jamais pour les Canadiens de comprendre notre pays et la place que nous y occupons. Avec votre soutien, la SGRC sera en mesure d’aider les Canadiens à se préparer pour les défis à venir, en leur donnant une meilleure compréhension des peuples, des lieux et de l’environnement du Canada. Votre don à la Société contribuera ultimement à tracer un avenir radieux pour le Canada.

Nous aimerions pouvoir dire que 100 % des membres du Collège des fellows de la SGRC appuient l’important travail de la Société de cette façon. Nous vous prions d’envisager d’aider la SGRC à conserver son élan tout au long de 2019. Donnez maintenant!

Puisque la Société est un organisme caritatif canadien enregistré, un reçu d’impôt sera émis pour tous les dons de plus de 25 $.

SUCCÈS DU PREMIER ÉVÉNEMENT « GEOSCHOOL » AU 50, PROMENADE SUSSEX

Des élèves de 7e/8e année du Bell High School d’Ottawa prennent part à l’atelier de danse traditionnelle « Feel the Heartbeat » offert par Aboriginal Experiences au 50, promenade Sussex le 6 décembre. (Photo : Ben Powless/Can Geo)

Les élèves et les enseignants de trois classes de la région d’Ottawa sont tour à tour venus au siège de la SGRC au début de décembre pour le tout premier événement « GeoSchool ». Ce programme pilote invite des élèves de 5e et de 7e/8e année au 50 Sussex pour une journée d’activités sur la géographie animée par le personnel d’enseignement de Can Geo Éducation. Les activités comprennent des exercices de cartographie interactive, des conférences données par des urbanistes et des représentants de l’organisme Aboriginal Experiences d’Ottawa, du travail de terrain aux abords de la rivière, des rencontres avec les éditeurs de Can Geo et bien plus. GeoSchool vise à lutter contre la diminution de la place accordée à la géographie dans les programmes scolaires, aider les jeunes à se reconnecter avec leur environnement naturel et leur donner la capacité de penser de façon géographique face aux enjeux allant du changement climatique à la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada.

La poursuite du programme GeoSchool dépend de l’obtention d’une commandite.

MICHAEL PALIN ET MARGARET ATWOOD SUR LA LISTE DES HONNEURS DU NOUVEL AN 2019 DU ROYAUME-UNI

« Sir » Michael Palin et Margaret Atwood, nouvelle membre de l’Ordre des compagnons d’honneur.
(Photos : (gauche) PA/John Swannell; (droite) Mark Hill Photography)

Michael Palin peut maintenant ajouter « Sir » à ses titres et accolades. Sa nomination au titre de chevalier de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, pour services rendus au voyage, à la culture et à la géographie, incluant son travail comme auteur et présentateur de documentaires sur les voyages — a été annoncée dans le cadre du dévoilement de la Liste des honneurs du Nouvel An 2019 du gouvernement du Royaume-Uni, qui souligne les réalisations et les services de personnes extraordinaires dans l’ensemble du Royaume-Uni. Surpris, il a réagi avec son humour familier, en rappelant que « J’ai été un chevalier déjà dans les films de Monty Python. J’ai en fait été plusieurs chevaliers, dont Galahad et le chevalier qui dit ‘ni’. »

Dans la même catégorie de la Liste des honneurs du Nouvel An, Margaret Atwood (auteure de The Handmaid’s TaleAlias GraceOryx et Crake et plusieurs autres ouvrages) a été investie de l’Ordre des compagnons d’honneur de l’Empire britannique, en reconnaissance de ses services à la littérature à titre « d’immense figure du monde littéraire » et pour sa contribution de toute une vie à la langue anglaise. 

MICHAEL PALIN IMPRESSIONNE L’AUDITOIRE AVEC L’HISTOIRE DU HMS EREBUS AVANT D’ACCEPTER LA MÉDAILLE LOUIE KAMOOKAK

Michael Palin parle de son dernier ouvrage, une histoire du navire d’exploration polaire HMS Erebus, au nouveau siège de la SGRC au 50, promenade Sussex à Ottawa, le 19 octobre. (Photo : Ben Powless/Can Geo)

Le 19 octobre, le célèbre comédien, auteur, acteur et explorateur britannique Michael Palin a présenté un fascinant récit d’histoire navale devant près de 300 personnes réunies à l’auditorium Alex-Trebek de la SGRC au 50, promenade Sussex à Ottawa pour l’entendre parler de son nouveau livre, Erebus: One Ship, Two Epic Voyages, and the Greatest Naval Mystery of All Time.

L’ouvrage retrace l’histoire du HMS Erebus depuis son lancement dans un chantier naval du pays de Galles en 1826 jusqu’à sa rencontre avec le continent antarctique (en compagnie du HMS Terror) en 1841 et à son dernier — et tragique — voyage dans l’Arctique canadien dans le cadre de l’expédition de Sir John Franklin à la recherche du Passage du nord-ouest en 1845.

Le séjour de M. Palin à Ottawa mettait fin à sa visite de deux villes canadiennes dans le cadre de sa tournée de promotion en Amérique du Nord pour Erebus. Deux jours plus tôt, 400 personnes avaient fait la file pour le rencontrer à l’occasion d’un événement de la SGRC à l’Opera House de Toronto. 

Palin a parlé pendant un peu plus d’une heure à Ottawa avant de répondre à des questions sur différents sujets, depuis les raisons qui l’ont amené à écrire sur l’ Erebus (il a été intégré par cette histoire alors qu’il préparait une conférence sur Joseph Hooker, qui était le chirurgien et botaniste du navire pendant son voyage vers l’Antarctique en 1839) jusqu’à son opinion sur la reconstruction par un artiste judiciaire du visage des membres de l’équipage de l’expédition Franklin (en un mot, brillant).

Après la période de questions, M. Palin a eu droit à une surprise alors qu’il est devenu le premier récipiendaire de la plus récente distinction honorifique de la SGRC — la médaille Louie Kamookak. « Cette médaille est remise en récompense d’un acte remarquable ayant contribué à l’avancement de la géographie », a déclaré John Geiger, chef de la direction de la Société. « Michael, en choisissant de raconter l’histoire de l’Erebus, vous avez partagé avec votre immense auditoire votre propre fascination face aux lieux éloignés de notre planète. Pour la réalisation de ce brillant ouvrage, et pour les nombreux cadeaux que vous avez faits à la géographie, j’ai l’honneur d’annoncer que vous êtes le tout premier récipiendaire de la médaille Louie Kamookak. »

L’ÉVÉNEMENT TASTES, SIGHTS AND SOUNDS OF CANADA À CALGARY

Le 13 novembre dernier, la SGRC a tenu avec succès son troisième événement de financement « Tastes, Sights and Sounds of Canada » de 2018, au Centre McDougall de Calgary cette fois. Sous la présidence d’honneur de l’honorable Lois E. Mitchell, lieutenante-gouverneure de l’Alberta, et dirigée par l’animateur de l’émission Eyeopener de la CBC, la soirée comportait une présentation de l’explorateur en résidence de la SGRC Adam Shoalts. Sept nouveaux fellows ont aussi été accueillis au sein de la Société, dont l’exploratrice du Grand Sentier Sarah Jackson et les membres de l’expédition d’Exploration des grottes Bisaro, Kathleen Graham et Christian Stenner.

DÉCOUVERTE DE L’ÉPAVE DU NOVA ZEMBLA PAR UNE EXPÉDITION SOUS PAVILLON DE LA SGRC AU LARGE DES CÔTES DE L’ÎLE BAFFIN

Michael Moloney et Matthew Ayre reviennent à bord du navire de recherche Akademik Sergey Vavilov de One Ocean Expedition après la découverte de l’épave du Nova Zembla le 31 août. (Photo : Dave Sandford)

L’épave d’un navire baleinier écossais a été découverte dans le Haut-Arctique canadien par des chercheurs de l’Arctic Institute of North America de l’Université de Calgary. Le Nova Zembla, qui s’est échoué sur un récif avant de couler près du golfe de Buchan au large de la côte est de l’île Baffin en 1902, pourrait permettre de mieux connaître la vie dans une industrie qui a dominé les eaux canadiennes pendant plusieurs siècles.

Michael Moloney et Matthew Ayre, boursiers de recherche postdoctorale qui ont reçu un soutien financier de la SGRC pour leur expédition, ont fait la découverte le 31 août en huit heures à peine, à partir d’images prises par des drones et d’imagerie sonar à partir d’un véhicule sous-marin télécommandé dans un secteur de recherche ciblé de cinq kilomètres carrés identifié après plusieurs mois de recherche historique. Ils ont pu atteindre le secteur de recherche grâce au soutien de One Ocean Expeditions, qui les a amenés à pied d’œuvre en passant le long de la côte du Groenland et à travers le Passage du Nord-Ouest à bord du navire de recherche Akademik Sergey Vavilov

« Il s’agit d’un site archéologique inconnu auparavant, et du premier navire baleinier découvert dans le Haut-Arctique », explique John Geiger, chef de la direction de la SGRC. « Il s’agit d’une remarquable histoire de travail de détective historique appuyé par des travaux sur le terrain, qui ajoute considérablement aux dossiers historiques en jetant un nouvel éclairage sur cette industrie autrefois florissante. »

D’autres renseignements sur cette découverte ici.

LA PRÉSENCE D’UNE IMMENSE GROTTE INEXPLORÉE EN COLOMBIE-BRITANNIQUE EST CONFIRMÉE PAR DES FELLOWS DE LA SGRC

L’entrée de l’immense grotte découverte plus tôt cette année dans le Parc provincial Wells Gray en Colombie-Britannique. Deux membres de l’équipe qui ont effectué une exploration préliminaire sont encerclés en rouge, donnant ainsi une idée de la taille de l’entrée de cette grotte, qui mesure 100 mètres de long sur 60 de large. (Photo : Catherine Hickson)

Une fosse de grande taille découverte plus tôt cette année dans une vallée alpine en haute altitude dans le Parc provincial Wells Gray en Colombie-Britannique est l’entrée d’une grotte inexplorée « d’importance nationale », affirment deux membres d’une équipe canadienne qui ont participé à une exploration préliminaire du site en septembre.

La grotte « présente un certain nombre de caractéristiques qui, ensemble, indiquent une découverte d’importance nationale » et constitue « une découverte majeure dans l’Ouest du Canada, promettant un nouveau chapitre dramatique dans l’histoire de la spéléologie canadienne », déclarent John Pollack, président du Comité des expéditions de la SGRC, et Chas Yonge, fellow de la Société, dans un document qu’ils ont cosigné et qui résume l’importance de la découverte.

Pollack, qui est prospecteur archéologique, explique plus avant l’importance de la grotte dans une entrevue exclusive accordée à Canadian Geographic. « J’ai visité quelques-unes des plus grandes grottes du monde, et celle-ci présente une entrée immense, non seulement selon les normes canadiennes, dit-il. L’ouverture a 100 mètres de long sur 60 de large, et lorsque vous vous tenez sur le bord, votre regard plonge à près de 600 pieds (183 mètres). Vous n’avez pas de ligne de visée de 600 pieds dans les grottes canadiennes — cela n’arrive pas. Et il s’agit d’un puits, très abrupt, une grande quantité d’eau s’y déverse, et il reste ouvert aussi loin qu’on puisse y voir. C’est une chose d’une très grande échelle, aussi grande qu’on puisse en trouver au Canada. »

L’équipe qui a conduit l’exploration préliminaire était formée des fellows de la SGRC Pollack, Yonge et Catherine Hickson, et de Ken Lancour, Lee Hollis et Tod Haughton. Le récit complet est disponible ici.

MISES EN CANDIDATURE POUR LES PRIX ET LE TITRE DE FELLOW

En reconnaissance de réalisations exceptionnelles, la Société présente chaque année différents prix aux personnes méritantes. Nous vous encourageons à proposer des candidatures.

Médaille d’or
Créée en 1972, la médaille d’or de la Société reconnaît les réalisations exceptionnelles d’une personne ou d’une organisation dans le domaine de la géographie. Parmi les récipiendaires récents, on compte les leaders autochtones du Canada, le Grand Sentier, Sir David Attenborough, Margaret Atwood ainsi que l’Agence spatiale canadienne et les astronautes canadiens. Vous pouvez proposer une candidature pour la médaille d’or 2019 avant le 14 mars à www.rcgs.org/fr/prix/medaille_dor.

Médaille Camsell
Baptisée en hommage au fondateur de la Société, Charles Camsell, la médaille Camsell vise à souligner le caractère exceptionnel des services rendus à la Société et l’appréciation de cette dernière. Les mises en candidatures sont acceptées jusqu’au 15 mars à http://www.rcgs.org/fr/prix/medaille_camsell.

Les astronautes canadiens et l’ASC ont reçu la médaille d’or de la SGRC en 2014. (Photo : Bonnie Findlay/Can Geo)

Appel de demandes de subventions de recherche
Le programme de subventions de recherche de la Société aide à faciliter les travaux sur le terrain des plus brillants chercheurs en géographie et sciences naturelles du pays. Au cours des 20 dernières années, nous avons appuyé plus de 130 projets de recherches sur des sujets comme la fonte du pergélisol, la préservation des artefacts autochtones et l’impact du changement climatique sur l’habitat et les espèces. Vous préparez un projet de recherche? Faites une demande de subvention avant le 14 février à http://www.rcgs.org/fr/programmes/subventions.

Photo : Andrea Reid

À LA RECHERCHE D’ARTEFACTS DE LA SGRC

Photo : Ben Powless/SGRC

La SGRC demande à ses fellows de lui faire don d’artefacts qui pourront être exposés dans la nouvelle salle de lecture Sir Christopher Ondaatje au 50, promenade Sussex. Cet effort visant à enrichir les collections de la Société, qui seront conservées au Centre pour la géographie et l’exploration du Canada, repose sur votre aide pour localiser quelques artefacts très précieux rattachés au programme de fellows de la SGRC, à l’exploration ou à l’histoire autochtone. Veuillez noter que la salle n’est pas très grande et qu’il n’y a de place que pour un petit nombre de portraits, d’ouvrages rares et d’artefacts choisis. Pour plus d’information sur cet effort visant à saluer les fellows célèbres du passé et aider à consolider les collections de la Société, veuillez envoyer un courriel à Sandra Smith : [email protected].

NÉCROLOGIE

PETER ADAMS (1936-2018)

Photo : The Hill Times

Peter Adams a grandi dans le petit village d’Ellesmere Port, en Angleterre, durant la Deuxième Guerre mondiale. Après ses études de premier cycle à l’Université de Sheffield, il a déménagé à Montréal pour faire ses études de doctorat en géographie et glaciologie à l’Université McGill à titre de titulaire d’une bourse d’études sur l’Arctique de la Fondation Carnegie. Ses travaux dans l’Arctique avec Fritz Muller durant l’expédition Axel Heiberg lui ont inspiré une passion de toute une vie pour la recherche sur la neige et la glace dans l’Arctique. Après trois ans à la Station de recherche subarctique de McGill au Labrador et de brefs séjours en France et en Grande-Bretagne, Peter et son épouse Jill se sont installés à Peterborough, Ontario, où ils vivront pendant 50 ans et où il a participé à de nombreuses activités et organisations à titre de bénévole et de politicien. Coureur dévoué, il a notamment terminé le marathon de Boston et le Midnight Sun Marathon au Nunavut.

Peter a fondé le département de géographie de l’Université Trent, où il a fait participer de nombreux étudiants à ses projets de recherche dans l’Arctique. En plus d’être fellow de SGRC, Peter appartenait à la Société internationale de glaciologie, au Royal Canadian Institute et à l’Arctic Institute of North America, et il a passé plusieurs années à Ottawa pour l’Association universitaire canadienne d’études nordiques. Sa passion pour les recherches sur le terrain combinée à sa détermination de communiquer les résultats de ses travaux ont conduit à la publication de plus de 60 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture, plusieurs livres, des douzaines d’études et d’articles publiés dans des journaux et des magazines. Les travaux de glaciologie qu’il a entrepris dans l’île Axel Heiberg au Nunavut se poursuivent encore aujourd’hui et constituent la plus longue étude continue de cette nature dans le Haut-Arctique.

Peter s’est engagé en politique en devenant fiduciaire d’un conseil scolaire public dans les années 1980; il est ensuite rapidement devenu député provincial (1987-1990) puis député fédéral (1993-2006) et membre du Conseil privé pour le Canada. En politique fédérale, il a fièrement servi sous les premiers ministres Jean Chrétien et Paul Martin, et a joué un rôle de premier plan dans le domaine de l’éducation postsecondaire — notamment la création de la Fondation des bourses du Millénaire et des Chaires de recherche du Canada.

NÉCROLOGIE

NED FRANKS (1936-2018)

Photo : Université Queen’s

Au cours de ses 35 années au département d’études politiques et à l’école d’éducation physique et à la santé de l’Université Queen, l’enseignement de C.E.S. « Ned » Frank a porté sur l’administration publique, la responsabilité gouvernementale, l’autonomie gouvernementale des Autochtones, le canotage, le Nord canadien et les enjeux politiques liés au sport, à l’énergie nucléaire et à l’Inde. Comme le signalait le Globe and Mail à la suite de son décès, « il a été pendant plusieurs décennies une voix universitaire dominante sur les règles, les procédures et la moralité parlementaires. Ses conseils étaient sollicités par les comités de la Chambre des communes, les organismes gouvernementaux et parlementaires, les commissions royales, les gouverneurs généraux et tous les grands organes de presse du pays ». Ayant déjà été présenté comme « la vedette rock des études politiques au Canada », il a été un enseignant inspirant et un mentor pour plusieurs générations d’étudiants.

Membre du Comité des expéditions de la SGRC pendant de nombreuses années, Ned a su, lorsque la crise financière de 2008-2009 a conduit à une réduction des programmes de la SGRC, persuader quelques-uns de ses collègues du Comité des expéditions de se joindre à lui pour verser une contribution financière importante afin de permettre à la SGRC de continuer à soutenir les expéditions jusqu’à ce que la situation financière de la Société se rétablisse. Il croyait fermement que le type d’expéditions soutenues par la Société valait la peine d’y contribuer.

Il adorait les activités de plein air, comme le ski de randonnée, le camping et surtout le canot en eaux vives, particulièrement dans le Grand Nord. Son grand sens artistique transparaissait dans ses photographies, ses aquarelles et sa grande appréciation de la nourriture, du vin, de la peinture, des gravures, de la poterie, de l’architecture et des trésors de son ascendance des Indes orientales.

NÉCROLOGIE

JIM LIGHTBODY (1945-2018)

Photo : Greg Southam/Edmonton Journal

Originaire de Winnipeg, Jim Lightbody a obtenu sa maîtrise à l’Université Carleton d’Ottawa et son doctorat à l’Université Queen’s de Kingston, en Ontario. Il s’est joint au corps professoral de l’Université de l’Alberta en 1971 et y a enseigné les sciences politiques pendant 47 ans, et servant comme directeur du département de sciences politiques de 2012 à 2015. On se souviendra pendant plusieurs générations de son apport et de son dévouement à la discipline, et ses travaux sur les gouvernements municipaux lui survivront à jamais. Tout au long de sa carrière, Jim a travaillé avec des politiciens de tous les partis et a su gagner leur respect; sa capacité innée d’agir comme mentor auprès des leaders de demain nous manquera profondément, tout comme sa connaissance approfondie des rouages politiques provinciaux et municipaux en Alberta, qui en ont fait le commentateur le plus recherché par les médias d’Edmonton. Jim est devenu fellow de la SGRC en 2016, un honneur dont il tirait une grande fierté.

On se souviendra de lui pour sa gentillesse et son esprit fin. Il occupait ses loisirs à voyager à travers le monde avec son épouse Lisa, à regarder des films, à apprécier la nature et bien, sûr, encourager ses favoris, les Vikings du Minnesota, chaque dimanche. Il a également entretenu des liens d’amitié profonds : la « bande du jeudi soir », sa deuxième famille au Tory Building de l’Université de l’Alberta, de vieux amis de jeunesse, d’anciens étudiants devenus des amis, et plusieurs autres personnes dont la vie a été enrichie par leur rencontre avec Jim et qui ont continué de faire partie de sa vie. 

NÉCROLOGIE

JOHN STAGER (1928-2018)

Photo : UBC

John Kimberley Stager, professeur émérite de géographie à l’Université de la Colombie-Britannique, est décédé à Vancouver le 10 octobre 2018. Né à Preston, en Ontario, John était le premier enfant de Harold Kimberley et Mary Elizabeth Stager. Les voyages de pêche et de camping en famille ont développé son amour du grand air et l’ont mené à ses recherches dans l’Arctique. John a été décrit comme le « géographe par excellence ». Sa thèse de doctorat, entreprise à Édimbourg en Écosse, est une géographie historique classique de la vallée du fleuve Mackenzie (1750-1850), et ses principaux constats ont été publiés dans des chapitres d’ouvrages influents. Il a entrepris des recherches fondamentales sur le pergélisol qu’il a ensuite publiées dans des revues à comité de lecture comme Biuletyn Periglacalny, The Canadian Geographer et Geographical Bulletin. Sa compréhension des aspects physiques et historiques du Nord canadien a permis la production de longs rapports techniques très influents sur les répercussions du développement des ressources dans l’Arctique canadien. Son expertise était très recherchée en raison de sa compréhension de l’expérience nordique locale, mais aussi en raison de sa grande aptitude à faire la synthèse de renseignements disparates et son style d’écriture élégant. Fellow de la SGRC et de l’Arctic Institute of North America de l’Université de Calgary, John était un enseignant de premier ordre et un excellent administrateur, ayant agi comme vice-doyen des études supérieures (1969-1975) et doyen associé de la faculté des arts (1975-1990), et excellé comme maître de cérémonie (de 1985 à sa retraite en 1993).

On se souviendra de lui pour son esprit, son humour et sa douce irrévérence. Il laisse dans le deuil son épouse Joan Elizabeth, qu’il avait épousée à Vancouver en 1964. Ensemble, ils ont voyagé, visité la famille en Ontario et entretenu des liens étroits avec de nombreux neveux et nièces et avec les enfants de leurs amis proches.

NÉCROLOGIE

ROBERT « BOB » WILSON (1948-2018)

Photo : Little League Canada

Bob Wilson était un bénévole infatigable qui a servi comme gouverneur de la SGRC (2009-2014) et juge du Grand défi géographique canadien. Il a été coordonnateur des échanges étudiants nationaux et internationaux, président de la Carleton Athletics Association, membre fondateur du South Nepean Autism Group. Il a également consacré de nombreuses années au Nepean Museum et coordonné un programme de remerciement aux anciens combattants afin de remercier plus de mille anciens combattants.

Bob a agi comme bénévole pour la Fondation Trillium de l’Ontario pendant neuf ans, contribuant à remettre plus d’un milliard de dollars en subventions à des organismes caritatifs et sans but lucratif de la province. Il a été bénévole au service des Parcs et Loisirs de la Ville de Nepean, au conseil d’administration du Nepean Sports Hall of Fame, du comité de sélection du Temple de la renommée des sports d’Ottawa et du comité des Prix sportifs d’Ottawa, aidant à donner forme à l’histoire du sport amateur à Ottawa en soulignant les mérites de plus de 5 000 athlètes amateurs. Il a consacré six ans à l’organisation réussie du Championnat canadien des Petites Ligues de Base-ball à Ottawa, dont l’équipe gagnante allait représenter le pays aux Séries mondiales des petites ligues.

En novembre dernier, le maire d’Ottawa, Jim Watson, a accordé l’Ordre d’Ottawa à titre posthume à Bob Wilson. Cet honneur souligne l’apport exceptionnel de résidents qui ont apporté une contribution professionnelle importante à différents aspects de la vie municipale, incluant les arts et la culture, les affaires, le service communautaire, l’éducation, la fonction publique, le travail, les communications et les médias, la science, la médecine, les sorts et les loisirs, ou dans d’autres domaines ayant bénéficié aux résidents de la ville.

Les articles nécrologiques ont été préparés à partir de différentes sources journalistiques et universitaires

FELLOWS CÉLÈBRES

GÉNÉRAL DOUGLAS MACARTHUR (1880-1964)

Le général Douglas MacArthur à Manille, aux Philippines, en 1945. (Photo : Domaine public)

À quoi ressemblerait aujourd’hui la péninsule coréenne — en fait, les frontières et la situation politique de l’ensemble de l’Asie de l’Est — si les choses s’étaient déroulées autrement pour le général Douglas MacArthur en 1950? Après que les forces des Nations Unies commandées par le légendaire général aient facilement défait l’armée nord-coréenne qui avait envahi la Corée du Sud plus tôt durant cette année, et qu’elles  se soient avancées jusqu’à la frontière entre la Corée du Nord et la Chine, elles ont été repoussées par des centaines de milliers de soldats communistes chinois et forcées de retraiter jusqu’en Corée du Sud.

Son instinct dictait à MacArthur de contre-attaquer. Peu de gens comprenaient mieux que lui l’Asie des années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale et l’importance à venir de ce continent : MacArthur avait supervisé la création de l’armée des Philippines dans les années 1930; après la Deuxième Guerre mondiale, durant laquelle il avait commandé l’ensemble des forces américaines dans le Pacifique, il avait été nommé commandant suprême des forces alliées dans la région. Il a dirigé l’occupation du Japon, supervisant la reconstruction et la démocratisation du pays et jouant un rôle dans la rédaction d’une nouvelle constitution qui proscrivait la guerre et accordait le droit de vote aux Japonaises.

La stabilisation et l’unification de la région comptaient certainement parmi les objectifs de MacArthur. Mais il a ouvertement prôné l’utilisation de la force militaire (incluant, possiblement, l’utilisation de l’arme atomique) pour atteindre ces objectifs, et il est allé jusqu’à inviter, en 1951, les dirigeants chinois à le rencontrer de façon indépendante afin de discuter de la situation. Le fait que MacArthur ait été disposé à critiquer, publiquement et à plusieurs reprises, le président américain Harry Truman et la politique des États-Unis — qui était d’éviter à tout prix une guerre avec la Chine, et potentiellement d’entraîner les Soviétiques dans un nouveau conflit et donc de risque le déclenchement d’une troisième Guerre mondiale — s’est finalement avéré suffisant pour que Truman le relève de son commandement pour insubordination.

Le général Douglas MacArthur (au centre) durant le débarquement sur l’île de Leyte, aux Philippines, en octobre 1944. (Photo : U.S. Army Signal Corps officer Gaetano Faillace/domaine public)

MacArthur est rentré aux États-Unis en désaccord avec le président, critiqué par certains pour son égoïsme et son refus de considérer les implications d’une stratégie de guerre totale, tout en étant accueilli en héros, largement adulé pour son approche sans compromis face au communisme. S’adressant à une séance conjointe du Congrès des États-Unis en 1951, il a prononcé son fameux discours dans lequel il affirmait que « les vieux soldats ne meurent jamais; ils ne font que s’effacer » : « Je connais la guerre comme peu d'autres hommes vivant actuellement la connaissent, et rien d'autre ne m'est plus répugnant. J'ai longuement préconisé son abolition complète, car sa capacité à détruire alliés autant qu'ennemis l'a rendue inutile comme méthode de résolution de conflits internationaux… Mais une fois que nous sommes forcés de faire la guerre, il n'y a pas d'autre possibilité que d'utiliser tous les moyens disponibles pour la terminer rapidement. »

Le général MacArthur serait outre-mer depuis bien avant la Deuxième Guerre mondiale, et l’adulation du public envers ce fils de l’Arkansas, vêtu de son uniforme kaki et coiffé de son képi galonné, pipe de maïs au bec, n’avait fait que grandir — au pays et à l’étranger. Lorsque la Société géographique royale du Canada lui a conféré la dignité de fellow en 1961, MacArthur était de retour aux États-Unis depuis dix ans, refusant l’offre du Parti républicain d’être candidat à la présidence, mais acceptant le poste de président du conseil d’administration de Remington Rand et agissant comme conseiller militaire auprès des présidents Eisenhower et Kennedy (à partir de 1961).


Fellows dans l'actualité

NOTE : Les contributions des fellows sont publiées dans la langue où elles sont soumises.

YOUNG, Andrew

Photo: Andrew Young

This past summer Andrew Young was selected by the Canadian Meteorological and Oceanographic Society as the only Canadian to participate in the Maury Project. The Maury Project is a two-week institute at the US Naval Academy in Annapolis Maryland run by the American Meteorological Society and the United States Naval Academy. It is designed to give science teachers and science supervisors an in-depth study of various oceanographic and meteorological subjects including waves, tides, density and wind-driven oceanographic circulations and ocean-atmosphere interactions. The workshop equips teachers with training and teaching materials that can be used in their classrooms through participation in lectures, tutorials, research cruises, hands-on laboratory exercises and field trips. In the fall, Andrew conducted a professional development workshop on wind-driven ocean circulation and coastal upwelling for both science and social studies teachers on Vancouver Island and a workshop on wind-driven ocean circulation and El Niño at the British Columbia Social Studies Teachers Conference.

WOLF, Frank

Photo: Rocky Mountain Books

Frank Wolf’s new book, Lines on a Map: Unparalleled Adventures in Modern Exploration, was published in late August by Rocky Mountain Books. The book is a collection of 16 previously published and eight new stories about his adventures of the past 20 years. It opens with an overview map of his self-propelled wilderness journeys by canoe, ski, pack raft, kayak, foot and bike in North America, Asia and Scandinavia — with each numbered “line on a map” representing a story about the adventure, landscape and culture he experienced there. The book features a foreword by John Vaillant, 77 full-colour images from Wolf’s various trips, and each chapter begins with a detail and overview map.


WILSON, Hap

Hap Wilson and wife Andrea hold the RCGS Flag atop a drumlinoid behind Samuel Hearne’s campsite on Shethanie Lake, northern Manitoba. (Photo: Hap Wilson)

Hap Wilson was contracted by Travel Manitoba and Gangler’s Lodges to map out the North Seal River to provide a chart for adventurers. This 300-kilometre river travels through incredible esker country, including the famous Robertson esker — the longest in the world. For more information, go to Wilson’s Facebook Page “River of Fire.”

ST-ONGE, Marc

Marc St-Onge in Greenland. (Photo: Marc St-Onge)

After 37 years as an officer and project leader at the Geological Survey of Canada, Dr. Marc St-Onge has retired and become senior emeritus scientist at the venerable Canadian institution. During the course of his career, St-Onge led field science expeditions to study unknown or little-known destinations and phenomena in remote parts of the world, from the Coppermine River area in the western Canadian Arctic (where he and colleagues discovered the oldest rocks in the world) to Banks Island, the Keewatin, northern Quebec, southern, southeastern, southwestern, central and northern Baffin Island, western Greenland, northwest Scotland, the Himalaya of Pakistan, India and Nepal, and the Tibetan Plateau in China. His documented contributions to scientific exploration and geological field research are evidenced by the publication of over 60 peer-reviewed scientific papers in international journals (including Nature), 63 technical reports, 119 geological maps (a record at the Geological Survey of Canada), and more than 140 conference abstracts.

The Royal Canadian Geographical Society recognized Marc as one of Canada’s “100 greatest modern-day explorers” in 2015. He received the Florence Bascom Geologic Mapping Award from the Geological Society of America the following year, and the Gold Medal from The Royal Canadian Geographical Society in 2016. 

STIMPSON, Rob

Rob Stimpson has spent years working toward having a section of Highway 60 dedicated as Tom Thomson Parkway. Sept. 18, 2018 (Photo: Roland Cilliers/Metroland)

Rob Stimpson was the catalyst for the 2018 renaming of part of Highway 60 to the Tom Thomson Parkway — from Highway 11 to the western boundary of Algonquin Park. Thomson, famed for his prolific work as landscape painter, first came to Algonquin Provincial Park in 1912.

Stimpson also provided the keynote at the George Luste Lecture/Wilderness Symposium talk at the Canadian Canoe Museum, in Peterborough, Ont., on October 28. The event invited attendees to “Come on a visual journey with photographer Rob Stimpson as he takes us down rivers, paddles across lakes, sweating over portages with tales and musings of the great outdoors.”

ST. GERMAIN, Laval

St. Germain after completing his seventh summit on Dec. 31, 2018. In his announcement posts he wrote, “Proudly carried the @rcgs_sgrc flag to the top of Antarctica, Mt. Vinson & the summit of the continent’s third highest summit, Mt. Shinn.” (Photo: Laval St. Germain)

On Dec. 31, 2018, Laval St. Germain completed a 10-day ascent of Mount Vinson, at 4,892 metres Antarctica’s tallest peak. The ascents were part of a major expedition he embarked on in November that took him on a 50-day, 1,200-kilometre solo ski from Hercules Inlet, Antarctica, to the South Pole. Scaling Vinson was St. Germain’s seventh top summit, as he had already claimed the world’s tallest peaks on every other continent, including a climb to the top of Mount Everest without oxygen.

St. Germain — one of Canada’s most prolific adventurers — was aiming to raise $140,000 for the Alberta Cancer Foundation, or “unfinished business” as he calls it. In 2016, St. Germain rowed across the Atlantic, breaking a record in the process. While he achieved his goal of safely reaching France’s shores, he fell short of his fundraising goal of $200,000 for cancer research. He hopes to make up the difference in Antarctica, this time with a 110-kilogram sled in tow. He’s no stranger to challenges — in addition to the Atlantic row and Everest (where he lost three fingers due to frostbite), St. Germain has climbed (and sometimes skied down) the highest peaks of more than a dozen nations. His attention to detail has kept him alive — as a full-time airline pilot, checklists and risk management are a natural part of his psyche.

REID, David

Photo: Arctic Return

In the spring of 2019, expedition leader David Reid and the other members of the Arctic Return Expedition will leave Naujaat (Repulse Bay), Nunavut, and embark upon a 650-kilometre trek across the Boothia Peninsula to Rae Strait. The route will be the same taken by Orcadian explorer John Rae in 1854. Travelling on skis, the Arctic Return Expedition will pay tribute to and raise awareness of Rae, one of the greatest explorers who ever lived. Rae’s success was due in large part to his willingness to learn from the Indigenous people and culture of the region he explored. It was during his 1854 expedition that Rae and his companions discovered the final missing link to the first navigable Northwest Passage and the most salient facts pertaining to the fate of the failed Franklin expedition. The goal of the 2019 expedition, with accompanying book and film, is to raise awareness and appreciation of Rae and of Indigenous knowledge, and to help generate interest in the restoration and conversion of his family home in Orkney, Scotland, into an interpretive Arctic history centre.  

RAY, D. Michael

In September 2018, Michael Ray’s paper “The elusive quest for balanced growth from Barlow to Brexit: Lessons from partitioning regional employment growth in Britain,” appeared in Growth and Change: A Journal of Urban and Regional Policy. Ray, professor emeritus of geography and environmental studies at Carleton University, in Ottawa, co-authored the paper with Peter G. Hall, and Daniel P. O’Donaghue.

POLK, Milbry

Photo: Milbry Polk

Milbry Polk, explorer, author and co-founder of Wings World Quest (an organization that recognizes and supports women explorers and scientists), will be receiving the Sweeney Medal at the next Explorers Club Annual Dinner on, in March 2019 in New York City. First struck in 1968 in the name of the club’s past president, Edward C. Sweeney Jr., the medal is awarded annually to a club member in recognition of his or her outstanding contributions to the welfare and objectives of The Explorers Club.

PATTERSON, Carol

Photo: Carol Patterson

Carol Patterson won second place in the Travel Media Association of Canada’s annual Best Environmental/Sustainable Feature category for a story about the Great Bear Rainforest — “Where the Wild Things Are” — which she wrote for BC Ferries’ OnBoard Magazine.

She was also among the very first summer tourists to drive the new highway from Inuvik to Tuktoyaktuk, and published stories about the experience in Canadian Geographic Travel online and roadstories.ca.

PANEK, Natalie

Photo: Natalie Panek

The small film Space to Explore, a collaboration between Natalie Panek and Filmmaker Katherine Dubois, was selected as an official 2018 Banff Mountain Film Competition finalist. The documentary premiered on Nov. 2 at the Banff Mountain Film Festival. The film follows Natalie, who has spent her life focused on a very big dream: becoming an astronaut and exploring beyond the boundaries of Earth. But in the sky-high arches, breathtaking views and a canopy of stars in Moab, Utah, it is easy to believe that all the adventure you need is right here on Earth.

OSWALD, David

Photo: DE | Design + Environment

In late October, DE | Design + Environment announced that it will be teaming up with its Caribbean regional partner and project lead, the Mona Geoinformatics Institute (MGI), to work on an environmental data-sharing protocol for a select group of Eastern Caribbean States.

The DE-MGI team was awarded the contract to work with the Caribbean Community Climate Change Centre (5Cs) who are the executing agency on this USAID-funded project. The project is part of a broader initiative to improve adaptation to climate change in the Caribbean. “Data needs are evolving rapidly,” says the MGI’s Ava Maxam. “With the severe impacts of storm events experienced by the Caribbean Region in 2017, our SIDS now demand greater access to climate information. Through this DE-MGI partnership, the 5Cs will significantly improve data sharing.”

“In order to really understand regional environmental change you need good data and it must be geographically representative,” adds David Oswald, DE President. “The challenge is to have different nations see the value in collaborative efforts to share data so everyone can make better decisions. This is how the ‘open data’ paradigm can really work.”

OSINSKI, Gordon

Photo: Gordon Osinski

Gordon “Oz” Osinski was promoted to full professor at Western University in July 2018, and celebrated by leading an expedition to the Dundas Harbour region of Devon Island, Nunavut. This expedition had several objectives, but the main focus was on investigating the ancient Precambrian Shield rocks of Devon Island, which are exposed around the edges of the Devon Island ice cap along the shore of Lancaster Sound, part of the infamous Northwest Passage. These rocks, thought to be between two and three billion years old, have only been mapped at the reconnaissance level — and not since the 1970s. Without the support of a helicopter, Osinski and his team conducted some long 30 kilometre-plus treks into the interior and used a small zodiac boat to map more than 50 kilometres of coastline. They also had to deal with the local wildlife, which included seven polar bears in their camp in the first 24 hours! Other highlights of this expedition included a visit to the former RCMP outpost at Dundas Harbour and the discovery of numerous Thule sites dating back to more than 800 years ago. In other news, earlier this year, Osinski was awarded the W.W. Hutchison Medal of the Geological Association of Canada and named a faculty scholar at Western.

MITCHELL, Bruce

Photo: Bruce Mitchell

Integrated Water Management in Canada: The Experience of Watershed Agencies was published in June 2018 by Routledge (in London and New York) as one volume in the Routledge Special Issues in Water Policy and Governance series. Bruce Mitchell, Dan Shrubsole, Dan Walters and Barbara Veale were co-editors on the work.

The 11-chapter book’s contributors, many of whom are practitioners, share experiences related to the history, successes, challenges and lessons learned from implementing integrated water management in British Columbia, Alberta, Manitoba, Ontario, Quebec, Nova Scotia and Newfoundland and Labrador.

MCALLISTER, Ian

Photo: Pacific Wild

For the past three years, Pacific Wild’s executive director Ian McAllister has been directing an IMAX film about the Great Bear Rainforest. Great Bear Rainforest tells the story of one of the rarest animals on Earth — the fabled all-white Spirit Bear.

These remarkable creatures live in the lush temperate rainforests of Canada’s West Coast, where they hold almost mythic status among the region’s Indigenous people. Shot exclusively for the giant screen, Great Bear Rainforest will offer a remarkable journey into one of the planet’s most spectacular wildernesses — a land of wolves, grizzly bears, humpback whales, sea lions, sea otters and others — as it explores the secret world of the Spirit Bear. The film is set for release in February 2019. Watch the trailer.

LOEFFLER, TA

Photo: TA Loeffler

TA Loeffler and Marian Wissink paddled 3,080 kilometres by canoe from Jasper to Tuktoyaktuk this summer on the Athabasca, Slave, Riviere des Roches and Mackenzie Rivers. The Paddling North expedition began in mid May and finished just as the season was turning in mid August. Loeffler made daily updates from the field via sat phone and SPOT so many classrooms in Newfoundland and the Northwest Territories could follow along and learn about the geography of this most important and historically significant waterway. The team made significant connections along the route and hopes to return in future seasons to pursue several collaborative research inquiries. This was the 30th community-engaged expedition that Loeffler has led. They have spanned all seven continents and every Canadian province and territory.

Over the course of the Paddling North expedition, Loeffler and Wissink weathered severe storms, met several bears, muskox, wolves and even a curious lynx. Trip highlights include reaching the Athabasca Delta just as thousands of Canada geese were using the flyway to migrate North, and pushing through storms, wind, rain and even a bit of snow as winter threatened to come early as the pair paddled from Inuvik to Tuktoyaktuk. The last paddling day of the expedition was an epic 16 hours, which brought Loeffler and Wissink to the base of a pingo at 1:30 a.m., just as the sun was setting and the winds were rising to gale force.

KOBALENKO, Jerry

Photos: (left) The Office of the Governor General of Canada; (right) MCpl Mathieu Gaudreault, Rideau Hall.

Renowned arctic explorer and ExplorersWeb editor Jerry Kobalenko was invested with the Canadian Polar Medal by Governor General Julie Payette at a ceremony in Regina in October. The medal celebrates Canada’s northern heritage and recognizes extraordinary services in the polar regions and Canada’s North. During the investiture, the Governor General noted that “Jerry Kobalenko has skied, hiked, sledded and kayaked more than 16,000 kilometres through the High Arctic over the course of 30 separate expeditions. A professional writer, photographer and ardent arctic adventurer, he has brought his love, passion and knowledge of Canada’s north to a broad national and international audience through his many publications and lectures.”

KINGSLEY, Jennifer

Photo: Eric Guth

Jennifer Kingsley began a new chapter of her cultural storytelling work in 2018. After three years spent visiting six Arctic nations for her project called Meet the North, she has begun working in the Marquesas Islands of French Polynesia. South Pacific Stories, sponsored by the Lindblad Expeditions-National Geographic alliance, is an ongoing investigation of modern culture in island communities.

“We are travelling to a world defined by the ocean,” writes Kingsley. “It’s the home of great navigators and artists, and the site of both historic oppression and modern resurgence. We will learn about life from the people who live here, where islands are so far-flung they rarely appear together on one map. We will listen, follow, and ask the people we meet to choose new sources and locations. The stories you find here will come from those experiences.” 

KEOUGH, Rosemarie

Delegates representing SCAR National Committees from countries worldwide acknowledge the Keoughs’ ANTARCTICA as an important legacy. (Photo: Stephen Curtain)

This past June at POLAR2018, the international scientific community officially acknowledged Pat and Rosemarie Keoughs’ tome ANTARCTICA “as a unique, thoroughly researched and illustrated document of immense contemporary value, one which will be all the more important with the passage of time; and a compelling and magnificent time capsule of the Antarctic.”

The Keoughs presented a well-received talk about their internationally awarded work to the Scientific Committee on Antarctic Research (SCAR), and custom-dedicated copies of the hand-bound, limited-edition, 14 kilogram ANTARCTICA were presented by SCAR to the science academy or Antarctic research institution of each of the 43 member countries that support Antarctic research. Held in Davos, Switzerland, POLAR2018 was attended by 2,500 polar scientists.

KARNATH, Lorie

Photo: Other Press

In October, the book The Long Path to Wisdom (Other Press) was launched at The Explorers Club in New York. Written by Lorie Karnath and colleagues Jan-Philipp and Jonathan Sendker and published in several languages, the book is a collection of a number of the fables and legends that make up Burma’s tribal oral history. Since the early ’90s, Karnath has been visiting Burma’s remote tribal communities, witnessing their traditions and collecting their stories and, recently, completing the building of a school in the country’s Bago region. Her photos of the country were exhibited at the Museum in Cascais, and will be soon be on display in Berlin, Germany. 

Lorie serves as managing editor of The Molecular Frontiers Journal, an open-source scientific magazine published by World Scientific, and she is the editor of The Promise of Science (also World Scientific), which will be out in February 2019. Lorie is also co-chairing a symposium in Stockholm on May 9-10 on Planet Earth: A Scientific Journey. A number of the Nobel laureates and other renowned scientists and explorers will be participating. As part of the program, high school students are being asked to submit their entries for Solutions for Future Earth. For more information, please visit planetearthsymposium.org; RCGS Fellows who know a high school or home school student who might be interested in submitting entries to the Future Earth competition before Feb. 28, 2019, can visit planetearthsymposium.org/submissions.

JACOB, George

Photo: bay.org

On Oct. 5, Bay.org — one of the San Francisco Bay Area’s largest non-profit watershed conservation groups, which includes the Smithsonian affiliated Aquarium of the Bay — unveiled it’s plan for the first-of-its-kind Bay Ecotarium. This will be an immersive, sustainability-driven and multi-disciplinary education, research and climate leadership facility that envisions a future in which the protection of the San Francisco Bay and its watershed is a priority.

The vision, planning and design of this landmark institution, which will transform the Aquarium of the Bay at PIER 39, has brought together an international team of experts from across the U.S., Canada, France, Germany and the U.K. under the leadership of Bay.org president and CEO George Jacob. At the heart of this transformation will be the Climate Literacy and Ocean Conservation Living Museum, with free education for all children and experiential learning opportunities that include regional environmental challenges, Indigenous cultures, bio-mimetics and clean-tech energy alternatives. Drawing on the iridescence of fish scales, ocean geometry, ohlone shell-mounds and rippling waves, the design elements on the ecotarium incorporate elements such as bio-mimetic facades, an unusual micro-grid that utilizes fish waste, native plant palettes, wet-labs, a deep ocean exploration “learn and launch” centre, an enhanced aquarium experience with 30,000 animals and much more. Visit bayecotarium.org.

HOUSTON, John

Photo: John Houston

John Houston is in the editing stages of his next film — Atautsikut/Leaving None Behind. This important story about the Inuit of Nunavik focuses in part on a group of Inuit and Cree who in 2017 travelled south from Arctic Quebec to celebrate the 50th anniversary of La Fédération des coopératives du Nouveau Québec (FCNQ), a Montreal-based federation that supports the operations and development of 14 member co-operatives around Nunavik. It is the story of how a patchwork of co-operatives banded together in the mid-20th century to throw off colonialist Hudson’s Bay Company bosses and build a better future — one that “leaves none behind” — and relates how Indigenous people have fused ancient values and co-op principles into a quiet revolution.

Houston and his team travelled to eight Nunavik communities in two seasons to gather testimony from the Inuit who founded the co-ops and the federation that supports them, and to explore these questions: Have the Inuit and Cree of Nunavik really found a way to navigate the modern business world without surrendering their traditional values? Are they truly leaving none behind? What wisdom can they share with a world where profit is increasingly placed before people? Atautsikut is set for release in March of 2019.

HARRIS, Gordon

Photos: (left) SFU Community Trust; (right) International Living Future Institute

Gordon Harris’s new book, Building Community: Defining, Designing, Developing UniverCity was published in early November. It explores the question, “How do you build a complete, livable and highly sustainable community, from scratch, that both makes money and changes the world?” That was the challenge that British Columbia’s Simon Fraser University set in the mid-1990s when it created SFU Community Trust with directions to create a community that would complement the university’s operations and raise money for teaching and research while becoming “a model community that integrates residential, commercial and academic uses in a manner worthy of local and international acclaim.”

Welcome to UniverCity, a community of 5,000 (on its way to 10,000) on a forested mountaintop in Burnaby that has won awards and accolades the world over as a model of sustainable planning and practice. With a high street brimming with shops and services, as well as an elementary school and a childcare centre that is about to be certified as the first Living Building in Canada, UniverCity has met most of its goals, but (until now) has not yet shared its story.

In Building Community, the secret is out. This useful, readable book could stand as a professional planning guide: it’s filled with tips and insights about how to build a complete, walkable community that achieves profitable sustainability while ultimately helping to sustain the environment. Harris, who has led the development of UniverCity as president and CEO of SFU Community Trust since 2007, is an urban planner, development strategist, real estate market analyst and a pillar in the sustainable building community with more than 30 years of experience working with public and private sector clients in Canada, Asia, the Middle East, Eastern Europe and Central America.

GRABOWSKI, Joe

Photo: Joe Grabowski

In November, educator and Exploring by the Seat of Your Pants founder Joe Grabowski spent two weeks aboard maritime archeologist Robert Ballard’s ship, the Expedition Vessel Nautilus, as a National Geographic science communication Fellow. They spent the time using the remotely operated vehicles Hercules and Argus to explore Davidson’s Seamount, an extinct underwater volcano in the Monterey Bay National Marine Sanctuary, and dove on previously unexplored regions of the sea floor at depths of more than three kilometres for up to 40 hours at a time. All dives were broadcast live for viewers around the world, who tuned in as the team shared what they were seeing and answered questions in real time. A real highlight was discovering the world’s largest deep-sea octopus nursery.

GILARDINI, Daisy

Photo: Daisy Gilardini

Daisy Gilardini’s video on Antarctica and the Subantarctic islands has been selected as “Highly Honored” in the Video/Nature in Motion category of the Windland Smith Rice International Awards. Chosen from more than 26,000 images and videos from photographers in 59 countries, the finalists will be published in the 2018 Fall/Winter Special Awards Edition of Nature’s Best Photography magazine and displayed in the Awards Exhibition at the Smithsonian National Museum of Natural History in Washington, D.C.

Gilardini also received honorable mentions in the 2018 International Photography Awards’ Nature-Wildlife category (for the image “Baboon”) and Moving Images category (for the video The Spirit of the forest).

GARSIDE, Debra

Photo: Tacy Piper Quirico

Photographer Debra Garside travelled to remote Sable Island National Park Reserve in Nova Scotia for two weeks in the autumn to capture images for her upcoming book The Seasons of Sable Island. A highlight of the expedition was an open-door aerial shoot in a Britton Norman Islander, during which Garside circumnavigated the 40-kilometre island at an altitude of 500 feet. She also captured imagery of the iconic wild horses as they changed from their fall to winter habitats, enduring sand and rainstorms with near hurricane-force winds, rain, snow and ice pellets. This is Garside’s sixth overnight expedition to the island since 2009, which makes her the only professional photographer to have spent more than 60 days and nights there in total. Part of the proceeds from Garside’s images support The Sable Island Institute in Halifax.

DE PENCIER, Michael

Photo: Highway of Heroes

In 2014, a group of tree-loving people were inspired to transform the Highway of Heroes (a 170 kilometre portion of Highway 401 stretching from CFB Trenton to the Don Valley Parkway in Toronto) into a living tribute that honours Canada’s war dead — 117,000 since Confederation — by planting trees along the route. In addition to honouring our troops, the commemorative trees would clean the atmosphere, cool the environment and provide an inspired drive down an otherwise dreary stretch of asphalt. The Highway of Heroes Tree Campaign, co-founded by Michael de Pencier, Mark Cullen and Tony DiGiovanni, was developed to make this a reality.

Since that time, support has grown, as have the project’s ambitions. The 117,000 most prominent trees will be planted in honour of those who lost their lives, and in addition, a total of two million trees will be planted to also recognize all Canadians who have served during times of war. Already underway, tree planting events educate volunteers about sacrifices that have been made. Military personnel and veterans frequently attend these events themselves. Watch the campaign video.

COOKE, Steven

Photo: Steven Cooke

Steven Cooke, a Carleton University professor and Canada Research Chair in fish ecology and conservation physiology, was selected as the 2018/2019 TD Walter Bean Visiting Professor in the Environment at the University of Waterloo. Cooke delivered a public presentation on the state of inland fish and fisheries in November, and will be visiting various schools in the Waterloo Region during the spring of 2019 to interact with the next generation of problem solvers.

CLARKE, Allen

Photo: Allen Clarke

Allen and Jacquie Clarke just returned from One Ocean Expedition’s Spitsbergen Expedition, during which they experienced stunning scenery and historic places and had up-close encounters with birds, walruses, reindeer, polar bears, blue whales and other wildlife. The trip, they say, was a special sort of photography symposium. This part of their excursion had been preceded by a visit to Bergen, Norway, and the famous train ride from Bergen to Oslo, from where they flew up the Longyearbergen to meet on One Ocean’s ship Academic Sergey Vavilov. During an extra few days in Iceland at the end of the trip, they bumped into Jane and Callum Sproull-Thomson, who are also Fellows of the RCGS.

CANO, Catherine

Photo: Kelly Urban

“Our students were so excited to take what they had already learned from the map and the route338.ca website and connect it to Canadian government,” said Kelly Urban, a teacher at Unsworth Elementary School in Chilliwack, B.C. Urban was referring to Route 338, the innovative program, developed by CPAC and Canadian Geographic Education, she used to introduce her students to the democratic process.

First, she challenged her students to explore Canada’s federal electoral ridings virtually through the special microsite. Then, using the giant, 8-by-11-metre floor map laid out on the school gymnasium floor, she took her students on a road trip across the country’s ridings.

She didn’t want her class to be the only one benefiting from this opportunity, so she brought the whole school on board by creating a “Democracy Day” in which more than 150 Grade 5 and 6 students took part. Students had to prepare a little presentation about a person, place, event or symbol that helped frame the country, and even dress up for the occasion. “We had student delegates enter the gym to place a flag on each of our 13 provinces and territories,” added Urban. “The walls were lined with all of their projects.” Parents, teachers, and even the Mayor took the time to tour the room and talk to the students about their projects.

Route 338 also comes with 11 lesson plans designed to help teachers at all levels introduce concepts such as the various levels and branches of government, the rights and responsibilities of citizens, the legislative process and more. The idea is that the more students understand our system of democracy, the more empowered they will be to participate in the political process. The map, website and lesson plans are available for free visit route338.ca to learn more.

CAMERON, Silver Donald

Photo: Silver Donald Cameron

If you’re a Canadian or an American, you don’t have a right to a clean breath of air or a drink of pure water. Your body contains a pound of plastic and traces of 700 toxic chemicals — and you can’t sue the polluters responsible. But elsewhere (in more than 180 of the UN’s 193 member nations), citizens actually do have a legal right to a healthy environment.

In January, noted author and educator Silver Donald Cameron and Cape Breton University will offer a course called Green Rights: The Human Right to a Healthy World, featuring stories from Dr. Cameron’s award-winning documentary film Green Rights and the companion book Warrior Lawyers. From Ecuador, New Zealand and the Philippines to Argentina, India, Colombia and the Netherlands, citizens are winning big battles against corporate polluters and complacent governments by exercising their environmental rights. This “3-C” course can be taken for credit (on-site), for a certificate (online) or just out of curiosity (also online, and free). Click here for the course trailer, details and to enroll.

BURN, Chris

Photos: (left) The Office of the Governor General of Canada; (right) Sgt Johanie Maheu, Rideau Hall.

Carleton University’s Chris Burn, a professor in the department of geography and environmental studies and a former RCGS Vice-President, has been awarded the Governor General of Canada’s Canadian Polar Medal, which celebrates Canada’s northern heritage and recognizes extraordinary services in the polar regions and Canada’s North.

Burn received the honour for his extraordinary contributions to scientific knowledge, deep-rooted contributions to collaborative projects with northern agencies, engaged advisory contributions and dedicated training of the next generation of northern researchers.

“This great personal honour could not have been achieved without important northern partnerships and friendships,” said Burn. “The most significant of these includes the help of Douglas Esagok of Inuvik, and the continuing interest of the community of Mayo, central Yukon, in our work. I have been fortunate to have the support of my department, and to have worked with talented graduate students, 17 of whom now live and work north of 60.”

Burn has dedicated his professional life to increasing the understanding of permafrost environments through pioneering research carried out mostly in western Arctic Canada, particularly in northern Yukon and in the outer Mackenzie Delta area. He has been instrumental in solving and managing developmental, environmental and social issues through his involvement with northern communities and agencies and through his advisory work for regulatory boards.

BROSHA, Dave

Photo: Rocky Mountain Books

Northern Light: The Arctic and Subarctic Photography of Dave Brosha — a giant coffee table book showcasing the magic of our planet’s northern lands and its people — was released in October through Banff’s Rocky Mountain Books. The book, Brosha’s first and 15 years in the making, features remarkable landscapes and powerful portraits that transport the viewer to stunning Arctic and Subarctic locations. As the publisher’s blurb states, “This remarkably original portfolio will amaze viewers and inspire everyone to reconsider the nature of these sometimes forgotten landscapes.”

BERGERON, Pierre

Photo: Pierre Bergeron

In late October, Saint Paul University, in Ottawa, continued in its tradition of social engagement by awarding honorary doctorates to two committed individuals: Pierre Bergeron, a well-known journalist and ardent defender of francophone rights, and Vivian Labrie, an ethnographer and social justice champion par excellence. Bergeron, an alumnus of SPU, made his mark especially as a journalist with the daily newspaper Le Droit in Ottawa, and as publisher of Novalis Publishing. For 40 years, he has been dedicated to developing quality journalism, to la francophonie and to volunteer work.

BERESFORD-KROEGER, Diana

Photo: Pierre Bergeron

On Nov. 1, Diana Beresford-Kroeger delivered the 9th Annual Haig Brown Lecture at the Tidemark Theatre in Campbell River, B.C. The lecture, titled The Medicine of Trees, was presented by the Campbell River Arts Council, the Museum at Campbell River and the Haig-Brown Institute. A series of articles, beginning with this one by journalist Andrew Nikiforuk, appeared in the Tyee, a Vancouver paper.

The Man Booker Prize shortlisted novel, The Overstory, by Richard Powers, which is conceived “from the standpoint of trees,” features a character named Dr. Patricia Westerford, who is partly based on Beresford-Kroeger. This Boston Public Radio show Radio Open Source had a long feature on Powers and his book that included an interview with Beresford-Kroeger.

Nous vous invitons à envoyer des nouvelles pour le bulletin « Fellows dans l'actualité » à Nick Walker, à l’adresse [email protected].



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